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Tome second. Première partie.
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lCo CAMPAGNE DE l 3 l 4 ,

avec une supériorité telle qu’à midi elle avaitdémonté la moitié des pièces des assiégeaus ,écrasé plusieurs plates-formes et fait sauter unmagasin à poudre. Le duc de Weimar , dont lesmunitions commençaient à s’épuiser , sommala place, et la réponse du colonel Scliouller luifaisant connaître qu’il n’était pas homme à selaisser intimider, il mit plus de liant, et proposaune suspension d’armes qui fut également reje-tée; alors le feu continua jusqu’à la chute dujour, c’est-à-dire tant que durèrent les muni-tions. Les Alliés profitèrent de la nuit pour éva-cuer l’artillerie sur Mons, où le duc de Weimar se rendit aussi, tout honteux de son équipée. Le24, le commandant sortit avec sa garnison, et tan-dis qu’une partie détruisait les ouvrages de l’as-siégeant et recueillait les débris d’affûts et les mu-nitions qu’il y avait abandonnées, l’autre délogeal’arrière-garde de Ferrière-la-Grande, et la forçade se retirer à Requignies sur son corps de ba-taille , auquel vint se joindre la brigade Rysselpour continuer le blocus.

Ce coup de main manqué du duc de Wei-mar sur Maubeuge , à peu près semblable à celuidu duc de Saxe-Teschen sur Lille en 1793, ob-tint les mômes résultats : il réveilla l’énergie etle patriotisme des citoyens les plus tièdes, enmeme temps qu’il les flatta de l’espoir de pou-voir défendre, pour ainsi dire, sans garnison leursremparts.