CHAPITRE XX. i6l
Tandis que cela se passait sur la droite, le gé-néral Thielman voyant que le comte Maison nebougeait pas de devant Lille , le crut attéré , ets'imagina faire impunément un fourrage auxportesde Lille. Il partit donc le 23 de Tournay sur troiscolonnes : les deux premières, fortes chacuned'un bataillon, d’un escadron et 2 pièces decanon, passèrent la Marque à Chornaing et Bou-vines , pendant qu’avec la 3 e de six bataillons etdemi, 3oo chevaux et 9 pièces de canon , il se diriigea avec vivacité sur Orchies .
Les deux premières colonnes reployèrent lesavant-postes jusqu’à Helemmes; mais bientôt lagénérale se fit entendre dans tous les cantonne-mens, ainsi que dans Lille . Les canonniers bour-geois coururent aux pièces, la garde nationalesédentaire prit les armes, et le comte Maison luiayant remis la garde des portes, sortit avecles troupes disponibles de la garnison, pour sejoindre à Sanghien à son noyau d'armée. Alorson aperçut le petit nombre de troupes qui avaitdonné l’alarme. Le général Castex les ramenabattant jusqu’à Tressin et Bouvines , leur pritune soixantaine d'hommes et en mit une centainehors de combat.
Cependant le général Thielman ayant apprisque le comte Maison se portait sur la Marque,comprit tout le danger de sa position, et re-tourna en bâte d Orchies à Tournay , afin d’éviter,a. n
Diversiondu généralTlûelman.