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disparu dans Joachim, il ne restait plus en luiqu’un roi étranger à la France . C’est donc souscet aspect qu’il faut l’envisager aux prises avecles événemens : les faits concourront seuls audéveloppement de son caractère, et si le sièclereste indécis sur le jugement à porter de sa con-duite, la postérité, étrangère à tous les intérêts decirconstance, condamnera peut-être en lui leFi’ançais, pour absoudre le Souverain.
Joachim, tourmenté par la crainte d’être pré-cipité d’un trône où la force l’avait élevé, et dontelle cessait de former le support, était moinsdisposé à écouter les conseils de la générositéque ceux de la prudence. Le front ceint dudiadème , il ne se dissimulait pas que les de-voirs d’un roi consistent bien plus à épargnerle sang de ses sujets qu’à le répandre pour devaines querelles de famille : et si d’un côté , lesmalheurs de son ancienne patrie, le cri de sesvieux compagnons d’armes et le vœu de son ar-mée l’appelaient au secours de Napoléon, del’autre, son conseil, la noblesse et le peuple, necessaient de lui représenter les dangers auxquelsil s’exposait en joignant ses armes aux siennes.Le royaume dégarni de troupes, allait rester àla merci des Anglais qui faisaient en Sicile despréparatifs formidables: comment une fois enga-gé avec les Autrichiens, dans le bord de l’Italie ,défendra-t-il ses côtes ? quels moyens lui reste-