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Tome second. Première partie.
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CHAPITRE XXI.

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ront pour comprimer les Calabrais toujours prêtsà se soulever? rie quelle manière assurer la ren-trée des contributions, le recrutement de l’ar-mée , la tranquillité de l’intérieur ; en un mot,la marche du gouvernement au milieu des sédi-tions qui vont éclater dans les provinces, descomplots qui s’ourdiront en son absence, dansla capitale même? et quel sera le dédommage-ment, le prix de tous ces sacrifices en cas devictoire ? Un simple témoignage de satisfaction dela part de l’Empereur des Français, auquel ildoit tout, il est vrai, mais son peuple, rien. Siau contraire, ce colosse succombe sous les coupsredoublés de la ligue européenne, est-il probableque son dernier allié trouvera grâce devant elle,lorsqu’assis sur un trône usurpé, il avait encoreà redouter l’animadversion attachée à sa parenté?

Une alliance avec l’Autriche paraissait détour-ner tous ces malheurs. Cette puissance lui pro-mettait sa médiation vis-à-vis de l’Angleterre, lagarantie de ses Etats, peut-être même une aug-mentation de territoire , en compensation desfiais d’armement. Ces propositions séduisantesdevaient être écoutées ; car il 11’est pas dansla nature humaine qu’un prince, placé entreses afléctions et ses intérêts, sacrifie les secondsaux premières; mais sa conduite comme Sou-verain sort de la litrue ordinaire, et 1 homme• ^ ,prive aperçoit souvent de l’ingratitude la ou les