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nations ont peine à trouver des motifs de culpa-bilité. Telle fut la position de Joachim : il sacriliason bienfaiteur aux intérêts du peuple auquel ilsentait Je besoin de donner, dans ces graves cir-constances , la garantie la moins équivoque deson entier dévouement.
A peine fut-il de retour dans ses Etats après lesdésastres de Leipzig, que le prince de Cariati, sonambassadeur à Vienne , reçut ordre de répondreaux ouvertures du ministère autrichien , et qu’uneordonnance, en abrogeant les décrets qui re-poussaient de ses ports les navires anglais , monîtra tout le désir qu’il avait de se rapprocher ducabinet de St.-James.
Les événemens étaient cependant encore in-certains. Refoulé sur le Rhin , Napoléon pou-vait j arrêter l’invasion qui menaçait l'Empire,et sortir de la lutte imprudente où il se trouvaitengagé, sinon victorieux, du moins avec hon-neur. 11 entrait donc dans la politique du roide Naples de garder des ménagemeus, et touten activant des négociations avec ses enne-mis, d’affecter un dévouement dont la situationdéplorable de ses affaires relevait encore l’im-portance. Ce rôle de duplicité ne pouvait man-quer de réussir, car quel que fût le parti quidût triompher, il laissait à Joachim l’avantagede se prévaloir de ses intentions, et de recueillirde simples promesses, tout le fruit que d'autres