CHAPITRE XXI. I7I
coup de ces bandes républicaines qui, dix-huitans auparavant, couvrirent l'Italie de trophées.Les désastres du nord avaient anéanti jusqu'auxcadres des régimens désignés pour sa formation ,il n’en restait que les numéros.Mais que ne peut:sur une jeunessebelliqueuselesouvenirdeshauts-faits qui illustrèrent leurs pères sous les mêmesdrapeaux !
L'armée autrichienne au contraire , forte de84 bataillons et 62 escadrons, formant environ70 mille hommes, n’était composée que de vieil-les troupes. (Voyez le Tableau n° XVI). Lacavalerie particulièrement, 11e laissait rien àdésirer sous le rapport du choix ou de l’instruc-tion des hommes et des chevaux.
A la droite, le marquis de Sommariva occupaitau nord du lac de Garda, Riva et Torbole ;sonavant-garde dans le Yal Vestino, poussait sespostes au-delà de Toscolano; à la gauche, legénéral-major Stahrenberg avec un corps vo-lant entre Lendinara et Badia était prêt à se join-dre , au premier ordre, à la division Nugent, quifaisait des courses dans les départemens du Renoet du Rubicon . Le gros de l’armée cantonnée utre le Baccliiglione et l’Adige, attendait le sï-gnal des hostilités.
Sur les derrières, le feld-maréchal-lieutenant^larschall resserrait le blocus de Venise et celuide Palma-Nova , tandis qu’un corps anglo-autri-
Position do*Autrichiens.