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Tome second. Première partie.
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204 campagne de 1 a 14,

Eracuationde Celte ville n’étant nas à l’abri d’un coup de

Keggioparles - , 1 1

Frauçais. main , fut attaquée sur-le-champ par les Austro-Napolitains , qui y trouvèrent une résistanceopiniâtre. Joachim, pour épargner le sang dessiens, ou plutôt en vue de se ménager un re-tour auprès de Napoléon , fit proposer aux gé-néraux français de l’évacuer. Son offre fut ac-ceptée avec joie ; et les troupes, après avoirmarché toute la nuit, rejoignirent le lendemainmatin le général Gralien derrière l’Enza.

Les Autrichiens se remuèrent contre cette con-vention, et soutinrent que l’on aurait pu couperla retraite aux troupes engagées dans Reggio , etprendre revanche de la malheureuse affaire deParme. On ne saurait le nier; mais ces réclama-tions faites après coup, n’empêchèrent pas lesFrançais de se tirer de ce mauvais pas.

On remarquera facilement combien la positiondu corps de droite était vicieuse. Une faible avant-garde sur la Secchia avait à deux myriamètresune division pour la soutenir à Reggio , et le grosdu corps sur l’Enza; diposîtion décousue qui ex-posait ces trois corps a être accablés successi-vement. La résolution du général Severoli d’ac-cepter le combat devant San-Lorenzo est sansdoute une preuve de grand courage; cependanton regrette qu’il n’ait pu en réprimer le premierélan; car malgré sa juste confiance dans la va-leur des troupes, il était probable que, succom-