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Tome second. Première partie.
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216 CAMPAGNE DE l8l4,

rassurant contre ce dénûment absolu. Plus d'es-prit public; l’approche de l’ennemi a glacé tousles coeurs. La plupart des riches fabricans de cettegrande cité 1 ont abandonnée; et si quelques ci-toyens , dociles à l’appel de leurs magistrats ,prennent les armes, c’est moins dans la vue d’é-loigner de leurs foyers le fléau de l’occupationétrangère, que pour défendre leurs propriétéscontre 20 à 25 mille ouvriers, réduits par la fer-meture des ateliers, aux angoisses de la misèreet du désespoir.

Dans ces circonstances critiques, le Maréchaldésespérant de préserver la seconde ville deFrance du malheur désormais inévitable de tom-ber aux mains de l’ennemi, ne s’occupa plusqu’à lui ôter les moyens de s’y établir. Lesénateur comte Chaptal, commissaire extraordi-naire de 1 Empereur, aussi bien que le préfetcomte de Bondy , envisagèrent la chose du mêmeœil, et tandis que le duc de Castiglione courutarrêter à Valence les premières troupes qui arri-vaient du midi, le commissaire se rendit à Cler-mont pour accélérer la levée et le départ des gar-des nationales du Puy-de-Dôme et du Cantal . Tou-tefois le Maréchal en quittant Lyon , prescrivit augénéral Musnier de tenir la ville tant qu’il seraitpossible avec ses faibles moyens; et le préfet,magistrat d un grand caractère, consentit à resteravec lui pour pourvoir aux besoins de la troupe ^