CHAPITRE XXII. 2 17
maintenir la tranquillité et saisir la première oc-casion de relever le courage des Lyonnais cons-ternés.
Ainsi le général Musnier se trouvait par la réu-nion des dépôts stationnés à Lyon , chargé decouvrir avec 1,700 hommes de troupes neuvesune ville ouverte , sur la population de laquelleil ne pouvait compter.
Mais pour juger de la difficulté de s’acquitter
convenablement de cette tâche, il faut se faireune idée de Lyon .
Celte ville bâtie dans la presqu’île formée parle Rhône et la Saône , ainsi que dans l’anse des-sinée par la rive droite de celte rivière, se diviseen trois parties. La première ou faubourg de laGuillotière à 2Ôo mètres environ de la rive gauche
Bcscriptiottde Lyou.,
du Rhône , est toul-à-fait ouverte ; la seconde com-prise entre le fleuve et la Saône , a pour enceinteune vieille enveloppe bastionnée , sans fossé,masquée à l’est par le faubourg de la Croix-Roussequi est lui-même plongé par les hauteurs de cenom, et à l’ouest par le faubourg de Serin quis’étend à mille mètres le long de la rive gauchede la Saône . Enfin, la troisième partie bâtie dansl’ause de cette rivière, est fermée par une vieillemuraille flanquée de tours rondes ou carrées etde quelques bastions, sans fossé, qui suit les res-sauts escarpés de la colline de Fourvière sur lerevers oriental de laquelle sont assis les quartiers