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Tome second. Première partie.
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2Ô2 CAMPAGNE DE l8l4,

saire général de police et du corps municipal.Le maire interpellé de déclarer si les habitansde Lyon étaient déterminés à se défendre, ré-pondit qu’il y avait impossibilité majeure, attenduque l’armement de la garde nationale ne consis-tait qu’en mille mauvais fusils ; que la ville n’avaitpas pour quatre jours de vivres, et qu’il seraitimpossible de la ravitailler tant que l’ennemiserait maître des routes de terre et cl’eau. A cesmotifs le conseil municipal ajouta qu’une défenseprolongée seulement d’un jour livrerait Lyon aux horreurs d’une ville prise d’assaut, sans qu’ilen résultât aucun avantage pour l’armée ; maisqu’au contraire, le pillage et la dévastation deses manufactures causeraient une ruine dont laFrance entière aurait à gémir long-temps, mêmeaprès la paix.

L’arméefran- Le Maréchal prenant ces motifs et ces vœux

Lyon ® Tacue en considération, résolut alors de battre en re-traite sur l’Isère , afin d’être en mesure de rallierle corps du général Marchand, ou de s’opposerà la jonction du prince Philippe avec lord Wel-lington. En conséquence, à minuit, l’artillerie,les ambulances et les bagages traversèrent la villeen silence, et furent suivis, de deux à quatreheures, par l’armée dont la division Bardet formal’arrière-garde.

Dans la nuit, quelques centaines de hussardsde Hesse -Hombourg passèrent le Rhône à la