Z'jQ CAMPAGNE DE l8l4,
les Allies pas- Une f 0 rle gelée ayant enfin rendu les com-
sent les gaves. 0 # J
munications praticables vers le milieu de féviier,lord Wellington résolut de prendre lolFensive etde passer l’Adour. C’était une entreprise difficile;car outre que cette rivière est large, elle est su-jette à de frécjuens débordernens. Le point straté-gique où il eût convenu d’exécuter ce passage,
, était vis-à-vis d’Urt, au-dessus du confluent de laJoyeuse, parce qu'en cas de réussite, la gauchede l’armée française eût été contrainte à se retirerprécipitamment sans combat, pour éviter lerisque d’être coupée, si l’on obtenait un avan-tage marqué sur le centre ; mais le cours de larivière se trouvait observé par le comte d'Erlonavec tant de vigilance et de supériorité, qu’au pre-mier échec les troupes destinées à l'opérationeussent été d’autant plus compromises, qu’ellesauraient prêté le flanc d’un côté au lieutenant-général Clausel, qui pouvait passer la Joyeuse;et de l’autre, au camp retranché, d’où serait sortiun gros détachement sur leur gauche ou leursderrières. Si au contraire, loi'd Wellington vou-lait passer entre Bayonne et l’embouchure del’Adour, combien d’obstacles à surmonter! D’a-bord le canon de la place, ensuite la difficulté defaire passer la barre aux bâti mens destinés àformer le pont. Enfin, pour opérer sur ce point,il fallait cheminer dans l’angle compris entreBayonne , la pointe de la Chambre-d’Amour et