6 e Confé-
Réponse di-latoire du ducde Victuce auprojet.
35 o CAMPAGNE DE l8l4 ,
sentait à ce qu’il fût démoli, pourvu que Casse!le fût aussi ; enfin il n’attachait aucune impor-tance aux colonies , et la perte des îles de France et de Bourbon n’aurait point été un obstacle àla paix. Au surplus, ces propositions n’étaient queson premier mot, et non son ultimatum ; mais sile premier mot des Alliés était leur ultimatum,la négociation devait être rompue.
Cependant ces nouvelles instructions n’étantpas encore parvenues le 10 au duc de Vicence ,il fit lecture à la séance d’une note dont le fondsétait tiré de celle que l’Empereur lui avait adres-sée le 2.
Cette note excita une discussion très-vive. LesPlénipotentiaires alliés soutinrent qu elle n’étaitqu’une réponse à leur projet, et non un contre-projet , mirent en question s’ils pouvaient la re-cevoir , et furent sur le point de rompre la né-gociation. Le Ministre français , en vue de dé-tourner l’orage, déclara alors verbalement queNapoléon renoncerait par le traité à conclureà tout titre exprimant des rapports de souverai-neté , de suprématie, protection ou influenceconstitutionnelle sur les pays hors des limitesde la France , et reconnaîtrait l'indépendance del’Espagne dans ses anciennes limites sous la sou-veraineté de Ferdinand VII ; celle de l'Italie , del’Allemagne , de la Suisse , sous la garantie desgrandes Puissances, et de la Hollande sous l a