5l6 CAMPAGNE DE l8l4>
Députât, des de l’ordre en leur absence. Ils partirent avecCorpsmunid- les commissaires des Alliés, dans ces voituresMhis U aiHés Ve " de luxe réservées au conseil municipal et desti-nées à augmenter la pompe des cérémonies pu-bliques , dans les jours de gloire et de puissance.Le cortège traversa en silence les ruines desMaisonnettes et de Pantin , et les deux lignesde bivouacs qui, de la barrière jusqu’à Bondy ,bordaient la route et s’étendaient dans la plaineou sur les hauteurs. Les feux des bivouacs éclai-raient cette file de voitures blanchâtres dont levernis et la dorure attiraient l’attention dessoldats. Le nombre de ceux-ci donnant une idéedes masses que notre armée avait eu à com-battre , un député s’indignait de l’inégalité d’unetelle lutte : d’autres y trouvaient pour elle un su-jet d’éloges. Mais l’objet même de la députationpréoccupait surtout les esprits : quel reversde fortune ! C’était ainsi que les magistrats detant de capitales avaient été naguères inter-céder pour elles les chefs de nos armées triom-phantes !...
Le cortège arriva entre trois et quatre heuresdu matin, au quartier-général des SouverainsAlliés : touty dormait du sommeil des vainqueurs.Le comte de JNesselrode ne se fit pourtant pointattendre. Les préfets annoncèrent l’objet de leurdéputation , et demandèrent une audience del’Empereur que le Ministre leur donna l’espoir