CHAPITRE XXVIII. 533
patrouilles arrêtaient sans distinction tous les per-turbateurs de l’ordre, et conduisaient les étran-gers à leur état-major, les Français à celui de lagarde nationale. Cet expédient prévint les diffi-cultés qui eussent pu naître de la diversité desindividus , et du conflit d’autorités; les patrouillesmixtes arrêtèrent le désordre des cosaquesdans les quartiers peu habités et voisins desbarrières ; dans ceux du centre, ils arrachèrentplusieurs fois aux mains du peuple, des militairesétrangers accablés par le nombre en des querellesoù souvent les torts étaient réciproques et lesujet de peu d’importance , mais dont les suitespouvaient devenir graves (1).
D’autres mesures achevèrent d’assurer le ser- Organisation
du servicefoui’- journalier do
. . , r , .. , la Garde na-
mssait tour-a-tour, lurent partages et confies tionaie.chacun à celle sur le territoire de laquelle ilse trouvait. Par cette disposition les citoyensse déplacèrent peu de leurs arrondissemens, etrestèrent à portée de protéger leurs maisonset leurs familles. Les chefs de légions vinrent
vice. Les postes auxquels chaque légion
(i) Une de ces patrouilles amena un jour au chef d’état-major uncosaque volé par un escroc, qui après l’avoir dépouillé lui enlevason cheval et ses armes. Le voleur et les dépouilles avaient été ra-masses par la patrouille, et suivaient le plaignant. Ce fut il estvrai une exception, et l’on ne vit guères de Cosaques détroussés.