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Tome second. Deuxième partie.
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588 CAMPAGNE DE l8l4,

» lui-même les bases de l’édifice politique qu’il» avait élevé, pour rester au sommet, seul et» sans frein ? »

Ces argumens et beaucoup d’autres reten-tissaient autour des Souverains et de leurs mi-nistres. Mais c’était dans leurs cabinets mêmesqu’il s’agissait de les faire triompher.

Les commissaires de Napoléon, indépendam-ment des autres considérations, avaient surtoutà faire valoir les immenses ressources qui luirestaient après tant de revers, pour continuerla guerre sur un théâtre moins favorable aunombre et à la composition des armées alliées;son armée, celles du Rhône, d’Italie et du Midi ,les garnisons, les levées des départemens fati-gués de l’occupation, formaient encore une forceimposante : il pouvait tenter la fortune, attendreun événement heureux , traiter par lui-même ouentraîner par une chute plus glorieuse, la ruinedes armées étrangères.

Aux considérations militaires, à tous les raison-nemens de la politique se joignirent des motifssecondaires et spécieux, tirés de la précipi-tation même avec laquelle avait été donnée ladéclaration du 3i mars.

Dans le conseil où cette mesure fut arrêtée,la cause de la Régence avait été pour ainsidire jugée par défaut. Les défenseurs de la Res-