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Tome second. Deuxième partie.
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CHAPITRE XXX. 589

tauration plaidant sans contradicteurs levèrentfacilement les objections des juges. Si , dansles affaires privées, il est permis de remettre enquestion les décisions prises sans débats , et surun exposé inexact ou incomplet des faits ou despièces du démélé , les Souverains n’avaient-ilspas ce droit, dans une contestation où il s’a-gissait des intérêts , non-seulement de la France ,mais de l’Europe , du salut de leurs armées, etdu repos de leurs peuples?

Ils remirent en effet la déclaration du 3i marsen délibération. Dans un conseil tenu, la nuitdu 5 avril, chez l’empereur Alexandre et au-quel furent appelés les membres du Gouverne-ment provisoire et le nouveau commandantde la Garde nationale, l’Empereur fit agiteren sa présence les deux grandes questions dela Régence et de la Restauration. Malgré laforce des argumens employés par le Gouver-nement provisoire, le Czar, soit qu’il eût étévivement frappé des raisons développées parles plénipotentiaires de Napoléon, soit qu’ilvoulût achever de se convaincre, ne paraissaitpoint ébranlé. Le général Dessolles prit la paroleet présenta la question sous un nouveau jour ,en l’envisageant sous le rapport de sa situationpersonnelle. Jeune encore, lorsque la révo-lution éclata , jeté par elle et de bonne heuredans les rangs de l’armée , étranger à la po-

Les Souve-rains alliés re-mettent en dé-libération ladéclaration du3 r mars.