6o4 CAMPAGNE DE l8l4>
» c’est donc pour vous celui du repos. Vous êtes» les soldats de la patrie: ainsi, c’est l’opinion pu-» blique que vous devez suivre , et c'est elle qui» m’a ordonné de vous arracher à des dangersj) désormais inutiles pour conserver votre noble» sang, que vous saurez répandre encore lorsque» la voix de la patrie et de l’intérêt public récla-3) mera vos efforts.
33 De bons cantonnemens vont vous être assu-33 rés , et mes soins paternels vous feront oublier33 bientôt, j’espère, jusqu’aux fatigues que vous33 avez éprouvées. 33
Cette proclamation, en achevant de dissiperles doutes des officiers et des soldats, ne lestrouva pas disposés à un changement qui exi-geait plus de préparation. Toutefois les plusviolens ne firent que se répandre en invectives ,sans pousser plus loin l’insubordination, et latroupe s’assembla. Tout-à-coup le bruit circuladans les rangs qu’elle n’était réunie que pour êtrecernée et désarmée par les Russes , que tous lesofficiers et soldats allaient être faits prisonniers etconduits au fond de la Sibérie . Soit que ce bruitfût l’effet d’une terreur panique causée par lemystère avec lequel le corps d’armée avait étéconduit à Versailles ; soit, comme on l’a dit depuis,qu’il eut été semé par des officiers mécontens de