CHAPITRE XXX.
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cette défection , ou piqués de n’avoir pas été misdans le secret, l’alarme se répandit dans toute lamasse avec la rapidité de l’éclair, et des trans-ports de rage éclatèrent à l’instant. Des officiersbrisent leurs épées et s’arrachent les épaulettes ;des soldats jettent leurs armes, d’autres jurentde mourir plutôt que de les rendre. Les cris et laconfusion des rangs ajoutent au désordre : lesgénéraux accourent; ils essaient de dissiper cesvaines terreurs; des voix les accusent d’être lesauteurs du mal imaginaire. Cent coups de fusilpartent contre eux , et ils échappent avec peine.
Les corps sans guides , sourds à la voix des offi-ciers supérieurs , se débandent, se dispersent,errent par pelotons dans la ville et dans le parc;le plus grand nombre se réunit enfin près de lapièce des Suisses; on parle de retourner à Fontai-nebleau . L’autorité d’un chef, d’un sous-officier,une harangue, un cri peut-être eût entraîné lamasse incertaine et flottante. Ce premier mobilene se trouva point. Des officiers supérieurs, inves-tis de la confiance des soldats, envoyés par leMaréchal, les désabusèrent, les calmèrent, leurremirent l’esprit, rétablirent les cadres , les con-duisirent à Mantes , d’où ils furent distribuésdans leurs cantonnemens.
A Paris , le prince de la Moskowa et les ducs Négociationsde Tarente et de Yicence reprirent auprès des l’abdication