Actes duGouveruem.provisoire.
606 CAMPAGNE DE 1814 ?
Souverains, leurs négociations sur la base del’abdication absolue. Ils n’étaient plus les pléni-potentiaires de l’Empereur déchu , mais du nou-veau souverain d’une principauté qu’il s’agissaitde désigner. Napoléon avait choisi l’île d’Elbe ;celte île que ses mines de fer rendaient plusfameuse dans les annales de l’industrie que danscelles de la politique , offrait un territoire borné,mais isolé à la fois, et voisin de l’Europe , protégépar la mer et les forteresses de Porto-Ferrajoet Porto-Longone, dont lui-même avait, dansun autre but, augmenté les fortifications.
Elle lui fut accordée; sous les rapports po-litiques, c’était à ses yeux le point capital,et le reste de la négociation ne roula plusque sur des questions d’intérêt privé; mais cetintérêt devenait principal, si ce n’est pour lui,du moins pour le Roi de Rome , l’Impératrice,et les membres de sa nombreuse famille. Lenombre et les différences de ces stipulationsparticulières, prolongea jusqu’au n avril la si-gnature du traité secret qui terminait ces arran-gemens, et accomplissait les conditions souslesquelles il avait consenti à son abdication ab-solue.
Mais dès le 7 avril, à Paris comme à Fontaine-bleau , cette abdication fut considérée commedéfinitive et sans retour, et du consentement des