pour Mur de clôture. 33$
moli, l’un des Voisins ne peut pas contraindre l'au-tre de le refaire plus épais qu’il n’écoic. (f)
1 f. Si deux héritages , situés dans la Ville où leíFauxbourgs de Paris, étoienc séparés par une cloi-son de planches ou de charpente & maçonnerie,l’un des Voisins peut contraindre l'autre à contri-buer à la construction d’un mur , à la place de lacloison , & à fournir le fonds pour l’épaistéur damur chacun de son côté également par moitié, (g)16. Lorsque deux Voisins font d’accord ensem-ble , il leur est libre de faire les murs de clôturemitoyens , qui séparent leurs héritages , plus oamoins hauts qu’il n'est ordonné par íajCoûtume ,pour plus de sûreté ou pour íe conserver plusd'airde jour. Lorsque les murs de clôture mitoyensfont bas, l'on y met quelquefois des chardons oudes grilles de fer par le dcstus ; s'ils font mis à frais
( f ) L’épaisseur des murs de clôture n’est point fixée, elleest arbitraire La plus usitée est de dix huit pouces ; les uns lesfont de seize, les autres de quinze pouces & d’autres demoins ; il n'y a point de loi là-dessus : c'est pourquoi un Pro-priétaire ne peut pas contraindre son Voisin de donner dix-huitpouces d'épaisseur à un mur de clôture, il faut qu’ils enconviennent & s'accotdent là-dessus. II n’y a pas plus de rai-son pour pouvoir contraindre son Voisin à faire un mur declôture de dix-huit pouces d’épaisseur que pour ne le pou-voir contraindre à faire un ancien mur de maison de plus for-te épaisseur qu’il n’avoit avant d êtie démoli. S'il y avoirune Loi qui fixât l’épaisseur des murs de clôture à dix-huitpouces, eile vaudroit, à plus forte raison, pour les murs mi-toyens , entre les Edifices qui ont besoin certainement d'uneplus grande solidité.
sg) La sûreté publique le requiert; arrivant une incendiedans un héritage , elle se communiquera bien plus difficile-ment aux héritages voisins lorsqu'iis seront défendus par desmurs ; au lieu qu'étant simplement séparés par des cloisons,quoique de charpente & plâtre, on ne peut garantir & em-pêcher la communication du feu, qu’en démolilîant les mai.lòus joignantes celle où est l’incendie ; d’arlleurs une clôture