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étaient comblés dans toutes les cours, etde l’accueil distingué qu’ils recevaient par-tout et des seigneurs et des dames.
L’honneur et la courtoisie étaient lesvertus qu’ils devaient allier avec le courage ;et ces sentimens qui naturellement por-taient ceux qui avaient des sujets , à lajustice et à la bonté , les engageaient tousà la défense du faible et de l’opprimé ,contre la force et l’injustice.
La crainte du combat singulier , qu’onne pouvait refuser sans infamie , rendait lechevalier pauvre et brave l’égal du che-valier le plus puissant, et devenait souventle frein de ses tyrannies.
Les dames que l’on faisait professiond’aimer et de servir, entretenaient leurschevaliers dans ces beaux sentimens , etles inspiraient de bonne heure aux jeunesécuyers qui aspiraient à l’honneur del’accolade.
La gendarmerie de France , composéeainsi de chevaliers ou d’aspirans, avaitacquis le renom de la meilleure cavalerie
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