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de l’Europe , et elle sut même soutenircette belle réputation, dans les Croisades ,contre celle des Sarrasins à qui jusqu’alorsrien n’avait pu résister.
Outre les compagnies des hommesd’armes qui relevaient de leurs grands fiefs,les Seigneurs bannerets conduisaient encoresouvent d’autres compagnies que les Roislevaient à leurs dépens.
On voyait même souvent de pareillescompagnies confiées à de simples cheva-liers que leurs faits d’armes avaient illus-trés.
Les règnes désastreux de Jean II et deCharles VI amenèrent du désordre etde la confusion dans les armées françaises .Tout ce qui s’y présenta fut bien reçu ;toutes les compagnies de gens d’armesqu’un chevalier pouvait rassembler, ouparmi ses vassaux, ou parmi ses amis , oumême parmi des aventuriers, furent agrééesdans les besoins de l’état. Mais Charles VII ayant reconquis son royaume sur les An-glais , profita de la trêve qu’il fit avec
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