io6 CONSIDÉRATIONS
que la sagesse seule du ministère françois pou-
voit retarder ou prévenir.
On n’auroit, certes, pas vu sous Louis XIV un ministre disgracié comblé de preuves d’es-time par toutes les classes de la société. Ce nou-vel esprit d’indépendance devoit apprendre àun homme d’état la force de l’opinion ; néan-moins , loin de la ménager pendant les septannées qui se passèrent entre la retraite deM. Necker et la promesse des états générauxdonnée par l’archevêque de Sens, il n’est sortede fautes que les ministres n’aient commises ;et ils ont exaspéré chaque jour la nation, sansavoir entre leurs mains aucune force réelle pourla contenir.