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Tome troisième.
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SUR LA RÉVOLUTION FRANÇOISE. 29Stices des gens en place ; la quotité des impôtsn’étoit point fixée. Aujourd’hui des tribunauxavec les formes de l’Angleterre y sont établis ;quelques Indiens y occupent eux-mêmes lesplaces du second rang : les contributions sontfixées sur un cadastre, et ne peuvent être aug-mentées. Si les employés s’enrichissent mainte-nant , c’est parce que leurs appointemens sonttrès-considérables. Les trois quarts des revenusdu pays sont consommés dans le pays même ;le commerce est libre dans l’intérieur;, le com-merce des grains nommément, qui avoit donnélieu à un monopole si crüel, est à présent plusfavorable aiyt Indiens qu’au gouvernement.

L’Angleterre a adopté le principe de régirles habitans du pays d’après leurs propres lois.Mais la tolérance même par laquelle les Angloisse distinguent avantageusement de leurs prédé-cesseurs dans la domination de l’Inde , soit ma-hométans, soit chrétiens, les oblige à ne pasemployer d’autres armes que celles de la per-suasion , pour détruire des préjugés enracinésdepuis des milliers d’années. La différence descastes humilie encore l’espèce humaine ; et lapuissance que le fanatisme exerce est telle, queles Anglois n’ont pu jusqua ce jour empêcherles femmes de se brûler vives après la mort de