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Tome troisième.
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296 COINSIDÉRÀTION&

leurs maris. Le seul triomphe qu’ils aient rem-porté sur la superstition est de faire renoncerles mères à jeter leurs enfans dans le Gange ,afin de les envoyer en paradis. On essaye defonder chez eux le respect du serment, etl’on se flatte encore de pouvoir y répandre lechristianisme dans un terme quelconque. L’é-ducation publique est très-soignée par les au-torités angloises ; et c’est à Madras que le doc-teur Bell a établi sa première école. Enfin onpeut espérer que l’exemple des Anglois formeraces peuples assez pour qu’ils puissent se donnerun jour une existence indépendante. Tout cequ’il y a d’hommes éclairés en Angleterre s’ap-plaudiroit de perdre l’Inde par le bien mêmeque le gouvernement y auroit fait. C’est undes préjugés du continent, que de croire lapuissance angloise attachée à la possession del’Inde ; cet empire oriental est presque uneaffaire de luxe, il contribue plus à la splen-deur qu a la force réelle. L’Angleterre a perduses provinces d’Amérique , et son commerces’en est accru ; quand les colonies qui lui res-tent se déclareroient indépendantes, elle con-serveroit encore sa supériorité maritime etcommerciale, parce qu’il y a en elle un principed’action, de progrès et de durée, qui la met