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Tome troisième.
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SUR LA RÉVOLUTION FRANÇOISE. 3.45Pas, dit-on, des despotismes éclairés, des des-potismes modérés? Toutes ces épithètes, aveclesquelles on se flatte de faire illusion sur le motauquel on les adjoint, ne peuvent donner lechange aux hommes de bon sens. 11 faut, dans,J 11 pays comme la France , détruire les lumiè-res , si l’on ne veut pas que les principes de li-berté renaissent. Pendant le règne de Bona-parte, et depuis, on a imaginé un troisièmemoyen ; c’est de faire servir l’imprimerie à l’op-pression de la liberté, en n’en permettantl’usage qu’à de certains écrivains, chargés decommenter toutes les erreurs avec d’autant plusd’impudence qu’il est interdit de leur répondre.C’est consacrer l’art d’écrire à la destruction dela pensée, et la publicité même aux ténèbres ;mais cette espèce de jonglerie ne sauroit sub-sister long-temps. Quand on veut commandersans la loi, il ne faut s’appuyer que sur la force,et non sur des argumens ; car, bien qu’il soitdéfendu de les réfuter, la fausseté palpable deces argumens donne envie de les combattre ;e t, pour bien faire taire les hommes, le mieuxest encore de ne pas leur parler.

Certainement il seroit injuste de ne pas re-connoître que plusieurs souverains, en posses-s mn du pouvoir arbitraire, ont su en user avec