CIIA1’. IV. — vétérans et élèves. 4 '
nationale : ils avaient le chapeau de Henri IV et sonécharpe blanche.
Alors, la vieillesse ne fut pas seule l’objet d’uneattention si marquée ; les deux points de la vie,les plus opposés, se trouvèrent avec une organisa-tion de choix, au milieu de l’immensité de la popu-lation armée.
L’Assemblée législative autorisa, par chaquecanton, l’établissement d’une compagnie de jeunescitoyens au-dessous de dix-lmit ans; elle leurdonna une même institution militaire, avec le nomà. élèves; les soumit au commandement des vété-rans , et les plaça sous l’inspection paternelle desmunicipalités.
Quand ces formations parurent au milieu desrangs des premières gardes nationales , elles reçu-rent les marques d’un respect ou d’une protectiontoute particulière; on s’habitua dès-lors à voir, dansles vétérans, les dernierssoutiens delapatrie; dans lesjeunes élèves, l’espoir des plus brillantes destinées.
Mais en s’élevant aux conceptions les plus puis-santes pour l’élan et l’inspiration de toutes lesclasses, on s’arrêta dès les premiers essais ; le dé-sordre et la guerre firent oublier les vétérans et lesélèves ; ils partirent pour les frontières, ou neparurent plus aux convocations et aux appels.
Dès 1792, pourtant, une loi publiait déjà les 1 '^ ,oi(iservices rendus à la patrie par l’ardeur et le dévoue-ment des enfans même de ses défenseurs, par l’es-