CHAr. iv.
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les feux de trois rangs, fléchissaient diflieilehient legenou ; que le désordre et la confusion , enfin, ré-gnaient, dans toute l’arme, quand il fallut repren-dre la route du Rhin , à marches forcées.
Alors, les dragons ne montrèrent plus, à l’armée,que des éclopés cherchant les hôpitaux, et des traî-nards éparpillés sur tous les chemins ; les esca-drons qui arrivèrent montés ne purent donner ; etles bataillons parvenus au Danube , ne surent nise tenir en ligne , ni sabrer.
De ce moment, le discrédit de l’arme devint D . ri™presque général ; ce fut au point que le chef duGouvernement n’y attacha plus de prix , et qu’ilenvoya les dragons en Espagne , pour faire nombre.
Mais, à cette époque d’une guerre sans gloirenationale et sans utilité, il y avait, à la tête desarmées de la Péninsule des officiers-généraux quiavaient vu les dragons sur le Rhin , dans leur for-mation primitive, et leur rendaient leur esprit,leurs armes et leur destination.
Bientôt le changement le plus frappant s’opéra ;toutes les batailles où il se fit des preuves d’unebravoure sans exemple, les dragons y étaient ; lesdragons s’y signalèrent.
C’est aux maréchaux Saint-Cyr, Suchet et Soult,qu’on doit d’avoir reconstitué cette arme, de l’avoirreudue active, intrépide et indispensable.
Les rapports des armées redevinrent donc ho- n.norables pour elle; à la nouvelle formation de 1810,
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