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Tome troisième.
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C.IIAP. IV. '- DES rONTONHIEUS. If)'}

Les pontonniers n’existaient point en corps ré-guliers en 1791 ; mais il se forma, dès cette épo-que, auprès de quelques armées , des compagniesaccidentelles d’hommes habitués aux travaux de lanavigation intérieure, et qui firent, par circons-tance, par dévouement, le service le plus pénibledes opérations militaires, sur les fleuves ou les ri-vières.

Ce fut ainsi que se constitua, sur le Rhin , uneIroupe de bateliers pour aider à tous les passagesdes colonnes françaises.

Chaque fois qu’il s’organisait quelques corps decette espèce, les attirails, les ponts, les hommes,tout se ralliait au service des quartiers-généraux ;c’était l’occasion qui leur donnait de l’importance,la nécessité qui les conservait, et la paix qui lesvoyait se disperser ou se détruire.

La Convention nationale signala donc encore sasupériorité, en fait d’idées militaires, lorsqu’elledécréta, en l’an III, l’institution d’une troupe régu-lière de pontonniers, et la forma en bataillon.

De ce moment, la destination du corps fut l’en-tretien et la conservation des ponts de bateaux,leurs constructions, leur transport et leur garde àla suite des armées.

Quand celte organisation fut arrêtée, la compa-gnie des bateliers du Rhin n’en fit point partie; elledut à ses bons services de rester à part jusqu’en3 e partie. i3

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An III. toi.18 fl.j mai i«95.

AnYII, Arr, 37 idiü mai rjQy.