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Tome troisième.
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IC)4 QUATRIÈME SECTION.

l’an VIT , où le Directoire la fit entrer dans un se-cond bataillon nouvellement mis sur pied : le com-plet de chacun fut de huit compagnies et de sixcents hommes.

L’arme des pontonniers ne reçut point, à la suitedes plus belles campagnes, d’autres développemensde cadres; mais, depuis l’an VIII, l’effectif et lesgrades s’étendirent plus ou moins, selon les besoinsde la guerre , les lieux d’opération et la dispersiondes armées agissantes.

Ainsi, chaque bataillon s’éleva, sous le premierconsul, à huit cent dix hommes, et chaque annéeen augmenta encore la force ; l’Empire la porta hmille deux cents.

Lorsque les troupes nationales ont exécuté cespassages de rivières, qui offrent des récits mémo-rables d’audace et de gloire ; les pontonniers avaientdéjà, par leur travail et leur inli-épidité , subjuguéles eaux et frappé l’ennemi d’épouvante.

On peut citer les bords du Pihin, du Danube ,de la Lintz, de la Limât, de l’Elbe, de l’Oder , duTagliamente , du Pô, du Garigliane, du Tage ,de l’Ebre, de la Vistule , du Niémen, du Dnieper et de la Dwina ; tous les efforts que l’art employapour les franchir furent savans, téméraires, héroï-ques.

Aucune opération militaire ne serait aussi à rap-peler, après ces victoires sur le plus souple et leplus dangereux des élémens, en présence et sous