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Tome premier.
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CHAPITRE I.

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de coopérer à la ruine de la seule puissance quiprésentât encore une masse intermédiaire entreelle et l’empire de Napoléon ; d’un autre côté,elle ne pouvait refuser d’assister la France , sansvioler ouvertement les engagements contractésenvers elle, et dont aucune infraction,de la partde Napoléon , n’avait encore affaibli la sainteté.D’ailleurs, quand même le cabinet de Péters-bourg, passant par-dessus ces considérations mo-rales en faveur des plus hautes vues politiques, sefût décidé à soutenir l’Autriche , il n’aurait pu lefaire efficacement à cause de l’éloignement deses armées occupées des affaires de Suède et deTurquie ; et le faible corps qui lui restait dedisponible sur les frontières de la Gallicie ,n’aurait fait que participer aux revers de l’Au-triche sans pouvoir y remédier. La neutralité dela Russie n’était pas plus admissible; elle n’eûtfait que la compromettre envers la France , sansapporter le moindre retard aux malheurs del’Autriche .

Ces considérations forçaient nécessairementle cabinet de Pétersbourg à ne pas dévier de laligne de conduite tracée par les traités subsis-tants. Néanmoins l’empereur Alexandre, quivoyait avec regret l’Autriche courir à sa perte,épuisa tous les moyens pour détourner le cabi-