hors les Villes et Fauxè.
18. Les hayes vives le peuvent faire de toursIbrtc de plan qui a racine, comme sureau, char-mille , érable, rosiers, églantiers, épines blanches& noires, & autres fortes de plans. On remarque-ra que l'épine blanche étale moins ses racines quela noire , & le milieu de la tige de toutes ces sor-tes de plans doit être fur la ligne qui sépare leshéritages, si la haye est mitoyenne ; & à trois piedsde l'héritage du Voisin , s'il a plu à l’un'de la plan-ter fur son fonds & à ses dépens seul.
iK. On plante quelquefois des arbres au longde la ligne qui sépare les héritages, pour y servirde bornes, 6 c ces arbres íbnt mitoyens ; eníbrte quel’un des Voisins ne les peut pas faire couper niébrancher, fans le consentement de l'autre ; & ítce font des arbres fruitiers > chacun des Voisinscueille les fruits des branches qui font de leur côté& au-deílus de leur héritage : l J un ni l'autre desVoisins ne peut couper les racines de ces arbres tni faire quoique ce íoit de son côté qui y puilseícauser du dommage, (g)
20. Si le tronc de l’arbre est entierement sur l'utídes héritages voisins , l'arbre appartient en entierà celui fur l’héritage duquel il est planté, quoique
l'héritage du Voisin, tant pour que ces hayes puissent s’épais-íìr fans couvrir l’héritage du Voisin , qu’afin que les racinesayent la faculté de s’écendre. Si cependant elles s’étendoientau-delà des trois pieds fur l'héritage du Voisin, le Proprié-taire de la haye seroit tenu d'en interrompre le cours par unetranchée, au casque le Voisin le demandât.
(g) 11 seroit plus juste de cueillir en commun le fruit deces arbfes, que de cueillir ceux des branches qui se trouventau-deíTus de chacun des héritages que ces arbres séparent jparcequ’il pourruic arriver que la fève se portât plus facile-ment d'un côté que de l’autre, par l'exposition au Soleil,quoique ces arbres ciralíent leurs sucs & nourritures d'uuaterre mitoyenne.
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