de Murs mitoyens. 407
qu’il a fait démolir , & pour le connoître , il fauty laitier des vestiges de l'Edifice démoli, commefont les corbeaux de pierres qui étoient tous lespoutres , ou les marques des tranchées des plan-chers ôí combles qui ont été deícellés , ou les en-duits des différens étages,ou autres marques visibles,ou un Acte en forme &: par écrit comme celui àqui étoit l’Edihce l'a fait démolir , & jusqu’à quellehauteur le mur lui étoit mitoyen. Un lìmple solinou filet de plâtre de la couverture démolie ne se-roit pas une marque suffisante pour faire connoîtreque le mur feroit mitoyen jusqu'à la hauteur dontla marque feroit restée au mur ; parcequ'il arrivequelquefois que l’on fait un engardou autre Edi-fice de charpente légere pour mettre quelque choseà couvert, ou des loges comme celles des Danseursde cordes de la Foire , lesquelles le soutiennent d’el-les-mêmes fans être appuyées fur les murs, & sou-vent les couvertures aboutissent contre un mur oùl’on fait des solins ou filets de plâtre, fans que lePropriétaire du murs'en apperçoive.
5. Lorsqu’en un mur il se trouve des corbeaux ,ou corniches, plaintes, filets ou autre Architectu-re saillante hors le parement du côté où il n’y apoint d’Edifice adossé contre ; si ces corbeaux ouarchitecture sont de pierre , en tout ou en partiede leurs longueurs , incorporés dans le mur , &que l'on reconnoiste qu'ils y ont été posés en lesconstruisant, telles marques font connoître , fansautre titre , que le mur est mitoyen jusqu'à la hau-teur où elles font placées , suivant cet Article 2 1 4.de la Coutume.
6. Mais les harpes de pierres ou de moilon bru-te que l’on fait saillir du côté du Voisin , à la têtedes murs, en les construisant, pour servira faire
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