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Tome premier. [1/1.]
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MÉMOIRES 1)1*: NAPOLÉON.

prendre était difficile et fort contesté; c’étaitfaire le procès au 18 fructidor. Les commis-sions législatives étaient composées de députésqui avaient pris part à la loi du 19. .Rapportercette loi eût été une véritable réaction ; Pi-cliegru, Imbert Colombes, Willot, rentreraientdonc en France ! D’ailleurs, la révolution defructidor, quelque injuste , quelque illégalequ’elle fût, avait évidemment sauvé la républi-que; et dès lors, on ne pouvait pas la con-damner. On conçut l’idée de déclarer que lesdéportés seraient considérés comme émigrés.C’était les mettre à la disposition du gouverne-ment , qui ne tarda pas de laisser rentrer tousceux qui n’avaient pas eu des intelligencescoupables avec l’étranger. Leur conduite futsurveillée pendant quelque temps, et ils fini-rent par être définitivement rayés de la listedes émigrés. Plusieurs d’entre eux, tels quePortalis, Carnot, Barbé-Marbois , etc., furentmême appelés à remplir des fonctions publi-ques. C’était le règne d’un gouvernement fortet au-dessus des factions. Napoléon disait :« J’ai ouvert un grand chemin ; qui marcheradroit sera protégé ; qui se jettera à droite ou àgauche, sera puni. »