CONSULS I'KOVlSOUUiS.
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§ vil.
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D’autres malheureux gémissaient entre la vieet la mort. Il.y avait quelques années qu’un bâ-timent parti d’Angleterre , pour sc rendre dansla Vendée , ayant à bord neuf personnes desplus anciennes familles de France , des lal-mont, des Montmorency , des Choiseul, avaitfait naufrage sur la côte de Calais ; ces passagersétaient des émigrés. On les avait arrêtés, et,depuis lors, ils avaient été traînés de prisonsen prisons, de tribunaux en tribunaux, sansque leur sort fût décidé. Le fait de leur arrivéeen France n’était pas de leur volonté; c’é-taient des naufragés : mais on arguait contreeux du lieu de leur destination. Ils disaientbien qu’ils allaient dans l’Inde ; mais le bâ-timent, ses provisions, tout témoignait qu’ilsallaient dans la Vendée . Sans entrer dans cesdiscussions, Napoléon vit que la position deces hommes était sacrée; ils étaient sous leslois de l’hospitalité. Envoyer au supplice desmalheureux qui avaient mieux aimé se li-vrer à la générosité de la France , que de sejeter dans l es flots , eut été une singulièrebarbarie. Napoléon jugea que les lois contreles émigrés étaient des lois politiques, et que