COJVSULS PROVISOIRES. Iü3
et, qui le croirait? l’Europe entière s’ameutacontre ces malheureux ! Les gouvernementsrusse et autrichien appuyaient les demandesde celui d’Angleterre , pour qu’ils lui fussentremis. Les citoyens de Hambourg avaient résistéquelque temps;mais, voyant la France déchuede sa considération, et accablée de revers,tant en Allemagne qu’en Italie , ils avaient finipar céder.
La France avait d’autant plus de raisons dese trouver offensée de cette conduite, que laville de Hambourg avait été long-temps le re-fuge de vingt mille émigrés français , qui, delà, avaient organisé des armées, et tramé descomplots contre la république; tandis quedeux malheureux officiers au service de la ré-publique , ayant le caractère sacré du malheuret du naufrage, étaient livrés à leurs bour-reaux.
Un décret des consuls mit un embargo surles bâtiments hambourgeois qui se trouvaientdans les ports de France, rappela de Ham-bourg les agents diplomatiques et commer-ciaux français , et renvoya ceux de cette ville.
bientôt, après ce temps, les armées fran-çaises ayant eu des succès, et les heureuxchangements du 18 brumaire se faisant sentirchaque jour, l e sénat se hâta d’écrire une Ion-