a3G MÉMOIRES DE napoléon.
de secours avait promis d’arriver, était passée;le conseil des Gaulois s’assembla sous la pré-sidence de Vercingentorix; Crotogno se leva, etdit : « Vous n’avez pas de nouvelles de votre« armée de secours ; mais César ne vous en«donne-t-il pas tous les jours ? Croyez-vous« qu’il travaillerait, avec tant d’ardeur, à élever« retranchements sur retranchements, s’il ne« craignait l’armée que les Gaulois ont réunie ,« et qui s’approche ? ayez donc de la persé-« vérance, vous serez sauvé. » Effectivement,l’armée gauloise arriva forte de 20,000 hommes,et attaqua les légions de César.
2 0 La proposition admise par le général Ott et l’amiral Keith, de permettre à la garnisonde sortir de la ville, avec ses armes, et sansêtre prisonnière de guerre, n’était-elle pasaussi explicative qu’une lettre même de Napo-léon , qui eût annoncé son approche ? Quandcette hase fut acceptée par l’ennemi, quand ilinsista pour que la garnison se rendît à Nice ,par mer, ne décèlait-il pas la position critiquedans laquelle il se trouvait ? Masséna eût dûrompre alors , bien certain que, sous quatreou cinq jours, il serait débloqué; par le fait,il l’eût été douze heures après. Les générauxennemis savaient l’extrême disette qui régnaitdans la ville : ils n’eussent jamais accordé la