GÜMES. -MASSÉNA. 23 'J
capitulation, à l’armée française , d’en sortir,sans être prisonnière de guerre, si déjà l’ar-?mée de secours n’eût été proche, et en posi-tion de faire lever le siège.
3°. 5,5oo hommes de la garnison sortirent dela ville de Gênes , par terre, mais sans canons.Masséna s’embarqua avec vingt pièces de ca^non de campagne, i,5oo hommes, et débar*qua à Antibes . Il laissa i,5oo hommes, dansla ville, pour garder ses malades : son devoirétait de partager le sort de ces troupes; et ildevait bien comprendre l’intérêt que mettaitl’ennemi, à l’en séparer. Effectivement , lestroupes ne furent pas plutôt arrivées à Vol-tri, qu’elles apprirent l’approche de l’arméede secours et du corps de Suchet, à Finale. SiMasséna eût été à leur tête, il eût renforcéSuchet, marché sur le champ de bataille deMarengo. Sa conduite, dans cette dernièrecirconstance, n’est point à imiter. C’est unefaute bien fâcheuse, et qui eut des suites fu-nestes; ses motifs sont encore inconnus. On abeaucoup parlé des flatteries que les générauxennemis lui prodiguèrent pendant les confé-rences; mais elles eussent dû accroître sa mé-fiance. Lorsque Napoléon voulait accréditer legénérai autrichien, Provera , officier très-mé-diocre, if le loua beaucoup, et parvint à en