d’anecdotes scandaleuses sur le premier con-sul, on prouvait que l’armée de réserve n’exis-tait pas et ne pouvait pas exister ; qu’au plus,on pourrait réunir 12 à i5,ooo conscrits. Onen donnait la preuve par les efforts qui avaientété faits, la campagne précédente, pour for-mer les diverses armées qui avaient été battuesen Italie , par ceux qu’on avait faits pour com-pléter cette formidable armée du Rhin ; enfin,disait-on, laisserait-on l’armée d’Italie si faible,si on avait pu la renforcer? L’ensemble de tousces moyens de donner le change aux espions ,fut couronné du plus heureux succès. On di-sait à Paris, comme à Dijon , comme à Vienne :« Il n’y a point d’armée de réserve. » Au quar-tier-général de Mêlas, on ajoutait : « L’armée« de réserve dont on nous menace tant, est une« bande de 7 à 8,000 conscrits ou invalides,« avec laquelle on espère nous tromper poura nous faire quitter le siège de Gênes. Les Fran-ce çais comptent trop sur notre simplicité : ils<c voudraient nous faire réaliser la fable du« chien qui quitte sa proie pour l’ombre. »
§ IL
Le 6 mai 1800, le premier consul partit deParis; il sc rendit à Dijon pour passer, comme