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MARIÏNGO.
nous venons de le dire, cette revue des mili-taires isolés, et des conscrits qui s’y trou-vaient. 11 arriva à Genève , le 8. Le fameuxNecker qui était dans cette ville, brigua l’hon-neur d’être présenté au premier consul de larépublique française : il s’entretint une heureavec lui, parla beaucoup du crédit public, dela moralité nécessaire à un ministre des finances ;il laissa percer, dans tout son discours, le de-sir et l’espoir d’arriver à la direction des financesde la France , et il ne connaissait pas même dequelle manière on faisait le service avec desobligations du trésor. Il loua beaucoup l’opé-ration militaire qu’il voyait faire sous ses yeux.— Le premier consul fut médiocrement satis-fait de sa conversation.
Le i 3 mai, le premier consul passa, à Lau-sanne , la revue de la véritable avant-garde del’armée de réserve ; c’était le général Lannesqui la commandait : elle était composée de sixvieux régiments d’élite, parfaitement habillés,équipés et munis de tout. Elle se dirigea aus-sitôt sur Saint-Pierre ; les divisions suivaienten échelons : cela formait une armée de 36 ,000combattants, en qui l’on pouvait avoir con-fiance; elle avait un parc (1e quarante bouchesà feu. Les généraux Victor, Loison , Vatrin ,Mémoires. — Tome J. 17