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avait soif de se venger. Le premier consul luidonna sur-le-champ le commandement de ladivision Boudet.
§ VIII.
Mêlas avait son quartier-général à Alexan-drie : toute son armée y était réunie depuisdeux jours; sa position était critique, parcequ’il avait perdu sa ligne d’opération. Plus iltardait à prendre un parti, plus sa positions’empirait, parce que d’un côté le corps deSuchet arrivait sur les derrières, et-que d’un au-tre côté l’armée du premier consul se fortifiaitet se retranchait, chaque jour davantage, à saposition de la Stradella.
Cependant le général Mêlas ne faisait aucunmouvement dans la situation où il se trouvait;il avait trois partis à prendre : le premier étaitde passer sur le ventre de l’armée du premierconsul, l’armée autrichienne lui était très-su-périeure en nombre, de gagner Plaisance, et dereprendre sa ligne d’opération sur Mantoue .
Le deuxième parti était de passer le Pô àTurin , ou entre cette ville et l’embouchure dela Sézia, de se porter ensuite à grandes mar-ches sur le Tésin, de le passer; et, arrivant àMilan avant l’armée du premier consul, de luicouper sa ligne et le jeter derrière l’Adda.