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MÉMOIRES J)li NAPOLÉON.
village d’Altenpot, sous une escorte convenable,jusqu’à ce qu’il fût maître du débouché de laforêt.
Ces fautes d’exécution font présumer que l’ar-mée de l’archiduc était mal organisée. Mais lapensée de la bataille était bonne ; il eût réussile 2 décembre, il eût encore réussi le 3, sansces fautes d’exécution.
On a voulu persuader que la marche de l’ar-mée française sur Ampfingen, et sa retraite surHohenlinden , étaient une ruse de guerre : celane mérite aucune réfutation sérieuse. Si le gé-néral Moreau eût médité cette marche, il eneût tenu à portée les six divisions de Lecourbeet de .Sainte-Suzanne; il eût tenu réunis Ri-chepanse et Decaen, dans un même camp; ileût, etc., etc. Sans doute la bataille de Hohen-linden fut très-glorieuse pour le général Mo-reau, pour les généraux, pour les officiers,pour les troupes françaises. C’est une des plusdécisives de la guerre ; mais elle ne doit êtreattribuée à aucune manoeuvre, à aucune corn-,binaison, à aucun génie militaire.
Dernière observation. —Le général Lecourbequi formait la droite , n’avait pas donné à labataille; il eût dû jeter un pont sur l’Inn, etpasser cette rivière, au plus tard, le 5. Toutel’armée eût dû se trouver, dans la journée du