MEMOIRES UE NAPOLÉON.
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§ X.
L’armée des Grisons avait attiré l’attention ducabinet de Vienne ; elle le devait spécialementà sa première dénomination d’armée de réserve.Mêlas et son état-major avaient reproché auconseil aulique de s’ètre laissé tromper sur laformation et la marche de la première arméede réserve, qui avait coupé les derrières de l’ar-mée autrichienne, et lui avait enlevé à Ma-rengo toute l’Italie ; on s’occupa donc avec unescrupuleuse attention, de connaître la force etd’éclairer la marche de cette deuxième arméede réserve. La première avait été jugée tropfaible; la deuxième fut supposée trop forte. Legouvernement français employa tousses moyens,pour induire en erreur les agents autrichiens.On donna pour chef, à cette armée , le généralMacdonald, connu par sa campagne de Na-ples, et par la bataille de la Trébia . Elle fut com-posée de plusieurs divisions ; et l’on persuadafacilement quelle était de 4o,ooo hommes, lors-qu’elle n’était réellement que de i5,ooo. On yenvoya des corps de volontaires de Paris , dontla levée avait fixé l’attention des oisifs, et quiétaient composés de jeunes gens de famille.Sous le rapport des opérations purement mili-