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Tome deuxième. [2/1.]
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MÉMOIRES DE NAPOLÉON.

Vienne. En un mot, il fallait que l’armée au-trichienne fût bien faible et bien découragée,puisqu’elle ne garda pas les hauteurs de Cal-diero, et laissa franchir à l’armée françaisetous les points qu’elle lui pouvait disputer.Aussitôt que cette dernière eut passé la Brenta ,M. de Bellegarde renouvela la demande d’unarmistice.

Le général Marmont et le colonel Sébastianifurent chargés par le général en chef de lenégocier. Les ordres les plus positifs du pre-mier consul portaient de n’en faire aucun,que lorsque l’armée française serait sur l’I-sonzo , afin de bien couper l’armée autri-chienne de Venise ; ce qui l’eût obligée de laisserune forte garnison dans cette ville, dont leshabitants n’étaient pas bien disposés pour lesAutrichiens. Cette circonstance pouvait procurerde nouveaux avantages à l’armée française. Maisle premier consul avait insisté surtout pourne rien conclura, avant qu’on n’eût la placede Mantoue . Le général français montra, danscette négociation, peu de caractère, et il signa,le 16 janvier, l’armistice à Trévise .

Brune renonça de lui-même à demanderMantoue ; c’était la seule question politique.Il se contenta d’obtenir Peschiera , Porto-Legnano, Ferrare , etc. Les garnisons n’en