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étaient pas prisonnières de guerre; elles em-menaient avec elles leur artillerie , et lamoitié des vivres des approvisionnements deces places. La flottille de Peschiera , qui ap-partenait de droit à l’armée française , ne futpas même livrée.
La convention de Trévise porta le cachet de lafaiblesse des négociateurs qui la conclurent. Ilest évident que toutes les conditions étaient àl’avantage de l’Autriche . Par suite des succès quel’armée française avait obtenus, et en raison desa supériorité numérique et morale, Peschiera ,Ferrare , etc., étaient des places prises : c’étaiëntdonc des garnisons formant un total de 5 à(>,doo hommes, de l’artillerie, des vivres, etune flottille, que l’on rendait à des ennemisvaincus. La seule place qui pût tenir assez long-temps, pouraiderl’Autricheàsoutenirune nou-velle campagne, était Mantoue ; et, non-seule-ment cette place restait au pouvoir des enne-mis, mais on lui accordait un arrondissementde huit cents toises, et la faculté de recevoirdes approvisionnements au-delà de ceux néces-saires à la garnison et aux habitants.
Au mécontentement que le premier consulavait éprouvé de toutes les fautes militairescommises dans cette campagne, se joignit celuide voir ses ordres transgressés, les négociationsMémoires. — Gourgaud.—Tome H. 6