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MÉMOIRES l)E NAPOLÉON.
compromises, et sa position en Italie incer-taine. Il lit sur-le-champ connaître à Brune qu’il désavouait la convention de Trévise , luienjoignant d’annoncer que les hostilités allaientrecommencer, à moins qu’on ne remît Man-toue. Le premier consul fit faire la même dé-claration au comte de Cobentzel, à Lunéville .Ce ministre, qui commençait enfin à être per-suadé de la nécessité de traiter de bonne foi,et dont l’orgueil avait plié devant la cata-strophe, qui menaçait son maître, signa,le 26janvier, l’ordre de livrer Mantoue à l’arméefrançaise. Ce qui eut lieu le 17 février. A cettecondition, l’armistice fut maintenu. Pendantles négociations, le château de Vérone avaitcapitulé, et sa garnison de 1700 hommes avaitété prise.
Cette campagne d’Italie donna la mesure deBrune , et le premier consul ne l’employa plusdans des commandements importants. Ce gé-néral, qui avait montré la plus brillante bra-voure et beaucoup de décision à la tête d’unebrigade, ne paraissait pas fait pour comman-der en chef.
Néanmoins les Français avaient toujoursété victorieux dans cette campagne, et toutesles places fortes d’Italie étaient entre leursmains. Ils étaient maîtres du Tyrol et des