t)G MÉMOIRES DE NAPOLÉON.
territoriales que possèdent des sujets étrangers ,ne sont point soumises à confiscation; elles lesont tout au plus au séquestre. Les lois qui ré-gissent la guerre de terre, sont donc plus con-formes à la civilisation et au bien-être des parti-culiers; et il est à desirer qu’un temps vienne,où les mêmes idées libérales s’étendent sur laguerre de mer, et que les armées navales dedeux puissances puissent se battre, sans donnerlieu à la confiscation des navires marchands,et sans faire constituer prisonniers de guerre lessimples matelots du commerce ou les passagersnon militaires. Le commerce se ferait alors, surmer, entre les nations belligérantes, comme ilse fait, sur terre, au milieu des batailles que selivrent les armées.
§ III.
La mer est le domaine de toutes les nations;elle s’étend sur les trois quarts du globe, et éta-blitun lien entre lesdivers peuples. Un bâtimentchargé de marchandises, naviguant sur les mers,est soumis aux lois civiles et criminelles de sonsouverain, comme s’il était dans l’intérieur deses états. Un bâtiment, qui navigue, peut êtreconsidéré comme une colonie flottante, dansce sens que toutes les nations sont égalementsouveraines sur les mers. Si les navires de