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qui sy passe. Si les visites sont permises surun bâtiment qui arbore un pavillon neutre,c’est parce que le souverain l’a permis lui-même,par ses traités. Si les marchandises de guerresont contrebande, c’est parce que les traitésl’ont réglé ainsi. Si les puissances belligérantespeuvent les saisir, c’est parce que le souverain,dont le pavillon est arboré sur le bâtimentneutre, s’est lui-même engagé à ne point au-toriser ce genre de commerce. Mais vous nepouvez pas étendre la liste des objets de con-trebande à votre volonté,disait-on aux Anglais ;cl aucune puissance neutre ne s’est engagée àdéfendre le commerce des munitions navales,telles que bois, .chanvre, goudron, etc.
Quant à la deuxième prétention , elle estcontraire, ajoutait-on, à l’usage reçu. Vous ne,devez vous ingérer dans les opérations de com-merce des neutres, que pour vous assurer dupavillon, et qu’il n’y a pas de contrebande.Vous il’avez pas le droit de savoir ce que faitun bâtiment neutre, puisqti’en pleine mer cebâtiment est chez lui, et,en droit, hors de votrepuissance. Jl n’est pas couvert par les batteriesde son pays, mais il l’est par la puissance mo-rale de son souverain.
La troisième prétention n’est pas plus fon-dée. L’état de guerre ne peut avoir aucune in-fluence sur les neutres; ils doivent doue faire,