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procher de l’Angleterre , et reconnut tout ceque cette puissance voulut lui prescrire, pournuire et gêner le commerce français .
Les altercations entre la France et les États-Unis furent vives. Les envoyés de la républiquefrançaise, Genet, Adet, Fauchet, réclamèrentfortement l’exécution du traité de 1778; maisils eurent peu de succès. Eu conséquence, di-verses mesures législatives, analogues à cellesdes Américains, furent prises en France ; di-verses affaires de mer eurent lieu, et les chosess’aigrirent à un tel point, que la France étaitcomme en guerre avec l’Amérique . Cependant lapremière de ces deux nations sortit enfin triom-phante de la lutte qui menaçait son existence;l’ordre et un gouvernement régulier firent dis-paraître l’anarchie. Les Américains éprouvèrentalors le besoin de se rapprocher de la France .Le président lui-même sentait toute la raisonqu’avait cette puissance , de réclamer contrele traité qu’il avait conclu avec l’Angleterre ;et au fond de son cœur, il rougissait d’unacte que la force des circonstances l’avaitseule porté à signer. MM. Prinkeney, Marschalet Gerry, chargés des pleins pouvoirs du gou-vernement américain, arrivèrent à Paris à lafin de 1797. Tout faisait espérer un promptrapprochement entre les deux républiques: mais