BATAILLE NAVALE d’aBOUKIR. l'Jl
cher à la rencontre des Mamelucks , réitéra àl’amiral l’ordre d’entrer dans le port d’Alexan-drie, et, dans le cas où il le croirait impossible,de se rendre à Corfou , où il recevrait de Con-stantinople , des ordres du ministre français Talleyrand, et de se porter de là à Toulon , sices ordres tardaient trop à lui arriver.
L’escadre pouvait entrer dans le port vieuxd’Alexandrie . Il fut reconnu qu’un vaisseau ti-rant vingt-un pieds d’eau , le pouvait sans dan-ger. Ceux de 74, qui tirent vingt-trois pieds,n’auraient donc été obligés que de s’alléger dedeux pieds ; les vaisseaux de 80, tirant vingt-quatre pieds et demi, se seraient allégés de troispieds et demi; et, enfin, le vaisseau à troisponts, tirant vingt-sept pieds, aurait dû s’alié-ner de six pieds. Ces allégements pouvaientavoir lieu sans inconvénient, soit en jetantl’eau à la mer, soit en diminuant l’artillerie.Un vaisseau de 74 peut être réduit à un tirant
d’eau de., en ôtant seulement son eau et
ses vivres, et à celui de., en ôtant son
artillerie. Ce moyen fut proposé par les officiersde marine à l’amiral. 11 répondit que, si touslés treize vaisseaux étaient de 74» ^ aurait re-cours à cet expédient; mais qu’ayant un vais-seau de J io canons et trois de 80, il courraitles chances, une fois entré dans le port, de